Prison Break : Saison 4.
Après s’être évadé de la prison de Sona, l’heure est à la vengeance pour Michael Scofield. Son but est simple : anéantir le Cartel, une société qui a fait de la vie de Lincoln et Michael un enfer. Pour y parvenir il leur faudra récupérer dans son intégralité SCYLLA, un nom de code qui désigne une liste d’informations compromettantes pour le Cartel.
La saison 4 de Prison Break a mis fin à une série qui n’aurait pas dû durer aussi longtemps. La fiction imaginée par Paul Scheuring reposait sur une bonne idée. Mais celle-ci portait en elle une fin rapide. Le succès phénoménal de la première saison aura incité les producteurs à allonger à l’extrême un scénario pour finir par l’en vider de tout son sens. Si vous pensiez que les saisons 2 et 3 étaient déjà très moyennes, vous n’avez encore rien vu. Vous allez boire le calice jusqu’à la lie.
Le scénario tient sur un timbre poste comme l’on dit. Plus d’évasions, les frères Scofield vont se muer quasiment en sauveur de l’humanité en combattant les gros méchants. Cela n’a plus rien à voir avec le concept de base et c’est surtout d’une débilité profonde. La couleur est annoncé d’entrée : après avoir été décapitée dans la saison 3, Sara Tancredi fait son come-back. Ok les gars, on part sur de bonnes bases là. Le reste de la saison est fadasse au possible, ponctuée par moments des « rebondissements » habituels. Malheureusement, ceux-ci sonnent creux : c’est vu et revu.
Mais le pire selon moi, c’est qu’après avoir totalement détruit l’esprit de la série, ce sont les personnages qui subissent le même sort. Au départ, il y avait une belle brochette de personnages avec des caractères différent et assez intéressant. Cela n’atteignait pas l’univers carcéral de la série OZ, mais il y avait au moins une certaine profondeur. Au final on se retrouve avec des personnages aseptisés au possible, tous plus plats les uns que les autres. Le summum étant que tous les méchants deviennent relativement gentil et mielleux au possible.
Bref, le massacre est total pour cette série. Nous sommes à des années lumières de ce qui a fait de la première saison un succès planétaire. Les audiences médiocres au états-unis auront mis fin à cette mascarade. Seule la fin vaut le coup d’œil (sans que cela soit du pur génie), mais cela ne peut faire oublier le marasme total qui précède.






Nilav
28/08/2009
23 h 47 min
Permalien
Ah ça, pour une série qui aurait dû être courte, c’est une série qui aurait mieux fait de l’être
J’avais trouvé la première saison franchement sympa mais on aurait dû s’arrêter là avec une fin un peu plus réussie (une vraie fin quoi). C’est un peu comme LOST, en trois saisons on devait avoir fait le tour… :/
L’appât du gain quoi… Pourtant, des séries très courtes peuvent être de pures réussites genre Rome.