The Mentalist : Saison 1.
La série a dépassé tous les records de la saison en cours. Diffusée après « NCIS » sur CBS, elle a su garder l’audience de son lead-in tout en gagnant d’autres fans. Avant son arrivée sur TF1 on a testé cette série.The Mentalist est une série centrée sur un « mentaliste » (1) : une personne ayant des dons psychiques exceptionnels. Dans cette série policière, le personnage central va se servir de ses observations pour résoudre des crimes en tant que détective indépendant travaillant avec le Bureau d’Investigation de Californie (CBI).
C’est l’acteur australien Simon Baker qui prête ses traits au personnage principal de la série, Patrick Jane. Les autres rôles de la série sont surtout des faire valoir. Cette première saison a cartonné aux États-Unis sur CBS réalisant des records d’audiences. Diffusé en France sur le réseau TPS, elle arrivera sur Tf1 bientôt. Elle comprend 23 épisodes de 45 minutes environ.
CBS n’ayant pas pour habitude de faire preuve d’audace la série n’a rien d’originale. Toutefois, elle arrive à tirer son épingle du jeu grâce à la personnalité charismatique de son héros principal. Celui-ci, donne le sentiment d’un personnage impertinent, légèrement désagréable par son assurance teintée d’arrogance. Il n’enfile aucun gant quand il aborde des inconnus et froisse sans sourciller leur susceptibilité. Son caractère puéril, et par instants facétieux, est l’un des ressorts humoristiques de la série.
Patrick Jane trouve dans sa nouvelle vie au sein du CBI une prolongation de son existence antérieure, à l’époque où il a incarné un faux médium à la télévision. Il continue de faire son spectacle et il conserve un public captif. Mais l‘homme souffre d’une peur compulsive de la violence. Le meurtre de sa femme et de sa fille a gravé en lui une crainte physique irrépressible. Comme s’il éprouvait le besoin de se protéger pour accomplir la mission qu’il s’est fixée, retrouver le serial killer (Red John) qu’il avait raillé lors d’un show télévisé et qui l’a puni en anéantissant son existence. Du coup, le personnage laisse entrevoir une complexité qui n’est pas immédiatement perceptible dans les premiers épisodes. Patrick Jane est par nature quelqu’un qui prend de la distance. Son boulot consiste à analyser et à réfléchir, pas à agir, ce qui est en adéquation avec sa crainte de la violence physique. Mais lorsqu’il s’agit de Red John, il montre un caractère obsessionnel, dépourvu de recul, et presque impétueux.Si le caractère du héros principal est bien travaillé avec une évolution dans le temps, les autres personnages sont surtout là pour meubler. On peut penser que la trame scénaristique de certains épisodes accuse une certaine faiblesse. Mais dans l’ensemble cela se laisse regarder facilement, chaque épisode ayant son histoire propre. Par ailleurs, si l’originalité n’est pas le fort de la série, l’aspect policier est bien maitrisé. On regrettera toutefois que la ligne narrative impliquant Red John n’ait pas été suffisamment exploitée et exposée. Cette série devrait facilement trouver son public en France.
(1) Mentaliste: « Quelqu’un utilisant l’acuité mentale, l’hypnose et/ou la suggestion… Maitre dans l’art de manipuler la pensée et le comportement ».
Trailer de The Mentalist : Saison 1





