Wolfman

Lawrence Talbot est un comédien torturé, envoyé à l’asile par son père, témoin de la mort de sa mère. Il joue au théâtre à Londres le jour où Gwen Conliffe (Emily Blunt), l’épouse de son frère, lui annonce dans une lettre que ce dernier est porté disparu. Lawrence s’empresse alors de rejoindre sa famille dans le paisible hameau de Blackmoor mais il est trop tard, son frère a été retrouvé. Les rumeurs flottent entre un être humain enragé et un animal sanguinaire. Mais s’il s’agissait des deux à la fois ?
Wolfman ne se vante pas d’un scénario génialissime, c’est une simple histoire de loup-garou. Il ne faut pas attendre une quelconque question philosophique ou une réflexion sur les instincts meurtriers des hommes. Wolfman est le genre de film qu’il faut absolument voir au cinéma, une nuit de pleine lune avec seulement une p’tite dizaine de spectateurs. Car Wolfman mise tout sur ses acteurs et la mise en scène. Un véritable hommage au loup-garou avec tous les bons vieux stéréotypes que cela incombent, ce remake du film de George Waggner (Le loup-garou) remplit parfaitement son rôle. Anthony Hopkins est excellent dans le rôle du père sinistre, Benicio Del Toro tire son épingle du jeu dans la première partie du film, avant de s’éteindre progressivement faute de ne pas réussir à transmettre au spectateur son impuissance vis-à-vis du funeste destin qui l’attend. Mais le meilleur acteur du film est probablement Hugo Weaving qui joue à merveille le détective Aberline, méprisant et prétentieux. La scène dans l’auberge est excellente et donnera des airs d’Agent Smith.
Outre ses acteurs, Wolfman profite d’une bonne mise en scène, le hall du manoir jonché de feuilles mortes, les plans sur la lune. Les environnements gothiques de ce village meurtri. La première apparition du loup-garou, claire, nette et précise. La violente attaque du camp de gitans, le hurlement du loup-garou sur les toits de Londres. La transformation de Lawrence et avant cela, son premier réveil qui vous fera sursauter. Mais au bon s’ajoute le moins bon, les courses du loup-garou ne sont pas particulièrement palpitantes, même sous les balles. Les amourettes avec Gwen sont inutiles. La fin du film est on ne peut plus bateau et attendue, pourtant, Wolfman aura son effet. Un film hommage réussi malgré quelques incohérences historiques (Tower Bridge) avec une énorme dose de gore, des scènes éprouvantes et déconseillées aux âmes sensibles. Si vous faites abstraction du scénario plutôt basique, vous apprécierez pleinement l’ambiance du film, tantôt en sursautant avec des scènes excellentes, tantôt en rigolant face à cette déferlante de clichés.
Remerciements
Les plus
- Acteurs
- Mise en scène
Les moins
- Scénario bateau et prévisible




wezan
11/02/2010
20 h 26 min wezan
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C’est pas du grand film mais ça reste un bon divertissement qui mise en grande partie sur sa violence pour sauver ce qui peut l’être. Le reste s’appuie sur un cahier des charges ou tous les bons vieux clichés s’enchaînent avec plus ou moins de réussite. Je regrette également l’arrangement forcé de certaines scènes présentes uniquement dans l’optique de surprendre le spectateur à l’aide tout de même d’un bon travail sonore. La fin est expédiée assez sèchement avec un final fight assez bref et qui nous laisse un peu sur notre faim. En effet, si le film est assez gore et caractérise à merveille la puissance du loup-garou, il est vrai que j’en aurai voulu encore un peu plus à certains moments!!
Wolfman est le genre de film qui se regarde volontiers au cinéma, en profitant d’une bonne installation, mais sur lequel on ne reviendra certainement pas malgré une bonne prestation de l’agent Smith et d’Anthony Hopkins.